Lorsque des jeunes de New-York ont commencé à faire des graffitis au début des années 70, leur but était de prendre un nom et de le promouvoir de façon à obtenir un statut, exclusivement compréhensible des initiés poursuivant le même but : la gloire de leur propre nom. Les trains étaient devenus le principal défi : l' aventure, le goût risque, la peur, l' excitation et le simple fait qu' ils imposaient les graffs à la population sont quelques unes des raisons qui ont poussé ces jeunes à peindre leurs noms sur les trains.
Aujourd' hui, le graffiti a envahi 75% de la planète, la "scène" est devenue un réseau international ou des graffeurs d' Helsinki peuvent venir en France pour peindre des trains : l' Europe constitue le terrain de jeux ultime, pour tout graffeur ambitieux. Tout comme les surfers parcourent le monde pour trouver la vague parfaite, les graffeurs parcourent le monde pour trouver le dépôt de trains idéal. Le fait que peindre un train est une violation de la propriété publique et privée est bien entendu la raison principal pour laquelle les gens refusent d' essayer de comprendre la sous-culture graffiti.
NEW-YORK : la ville où tout à commencé ... Vingt ans plus tard, l' Europe concentrent toutes les énergies, des milliers de graffeurs poursuivent le même but : peindre toujours plus de trains. Aujourd' hui, à New-York les métros de la MTA sont immaculés, et même s' ils sont peints dans la nuit, ils iront direct au buff. Ainsi, la tendance est inversés : les graffeurs de New-York viennent en Europe peindre des trains en se rappelant le bon vieux temps ... tandis que les graffeurs du monde entier rêvent de peindre une fois dans leur vie un graff symbolique sur le désormais légendaire métro de New-York.
FRANCE : depuis 1984, Paris a joué un rôle décisif dans l' histoire et l' évolution de la scène européenne du graffiti. Aujourd' hui, de nouvelles vagues de "trains bombers" acharnés apparaissent tous les ans, et s' ajoutent aux effectifs des graffeurs plus âgés qui ne lâchent pas la peinture sur trains ... ne laissant ainsi aucun répit ni à la RATP, ni à la SNCF. De plus, Paris ne centralise plus toutes les activités graffitis en france : dans le Sud (Bordeaux, Nîmes, Montpellier, Toulouse, Marseille), les trains régionaux prennent aussi des couleurs.
Différentes techniques
Le tag: signature
Le flop: Lettrage rapide
Le Chrome: Lettrage, fond et fresque à thème
Termes généraux
Le Black Book: Carnet circulant entre grapheurs où chacun dessine pour chacun.
Le Book: Recueil de photos du grapheur
Bomber : peindre ou faire des tags.
Brûlure: ensemble pictural avec un fond et des combinaisons entrelacées. Autrement dit, un grand graffiti mural coloré. Se dit aussi " masterpiece "
Buffeur: Nettoyer un graph ou un graffiti
Characters:personnages de graffiti, croisement de super héros sortis des comics américains et de Bboys aux larges baskets...
Cartonner: Peindre massivement dans le plus d'endroits possibles
Cap : embout de bombe aérosole, ajusté à la bombe pour varier la largeur du jet.
Crew : groupe de graffeurs organisé.
Flop: ou throw-up, lettrage gonflé qui se situe entre le tag et le graff.
Graff : peinture ou fresque murale
Graffiti: peinture murale à l'aide d'une bombe.
Name plate: boucle de ceinture sur laquelle est gravée le nom du taggueur.
Inter railer : graffeur qui voyage dans toute l' Europe pour peindre des trains.
Tag: signature au feutre ou à la bombe qui marque un territoire.
Toyer: Repasser le graph d'un autre.
Throw-up : graff exécuté de façon rapide et répétitive.
Toy : graffeur inexpérimenté ou incapable.
Vandal squad : police anti-graffiti.

